09 mai 2006

Tu pleurs et tremblements

Je viens de lire un post qui m'a retourné, et qui fait écho à nombre de mes angoisses. En quelques sortes, je tiens à prendre le relais de ce cri en dehors de la multitude des commentaires qu'il occasionne(ra).

C'est un cri de douleur face à ce que l'on appelle vulgairement un "fait divers", ou qui en tous cas sombrera vite dans le néant de la vie. Ce néant, cette place réservée aux choses, aux évènements, que nous mettons au dessus de nous pour ne pas devenir fous. Une réalité qui nous dépasse, qui nous ramène froidement à nos propres limites. Ou plutôt à celles que nous n'avons pas.

L'"intelligence humaine", c'est aussi cette propention à pouvoir aller au-delà de tout ce qui nous qualifie en tant que tel, ce qui fait de nous des "individus".

S'en prendre à un enfant c'est, je crois, s'en prendre à soi-même, à ce que l'on ne peut plus être, au monde en devenir, à la vie en général. Mais c'est avant tout détruire l'histoire d'un être qui n'a rien demandé d'autre au fond que d'aller plus vite à demain, pour voir un peu ce que ce jour lui réservera...