07 mai 2006
De retour à la casba
Catégorie du post: où vais-je?
Réponse: dans mon lit
J'avais décidé, sur un coup de tête, de faire un saut dans le nid avant de commencer mon job.
Me revoilà donc.Une sorte de "retour vers le futur" hein, parce que le week-end je l'ai senti passer! Deux jours avec la famille... Et deux autres avec les potos. Face à la mer, nous étions bien. Ah! "Lucille, vient donc te poser avec nous, à la cool", qui disaient...
Les bateaux voguent, et nous aussi finalement. Les rafales de vent salé, les rayons chauds du soleil, DJ M.D. à domicile (un week-end passer avec un fan de Michel Delpech, ça remet les idées en place), et le reste...
Et bien voilà, rien de tel pour revenir en forme à Paris. Enfin, pas très en forme, mais détendue, ça c'est sûr!
Allez, pour vous faire partager un petit bout de mon histoire:

(Pour vous dire dans quel état on était...)
(lalalalala, toum, lalalalala, toum toum, lalalalaaaaaala lalalalalaaaaaaaa)
23:50 Publié dans Où vais-je? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19 avril 2006
Abîme de l'abîmé
Quand on arrive sur terre, on "est" déjà, quelqu'un, une personne à part entière, avec des caractéristiques physiques bien définies, et une personnalité vierge de (presque) toute influence. On EST son propre point de départ dans la vie. Et puis un jour passe, qui devient à son tour le référent de ce que l'on EST. Et puis les semaines, les mois, les années , et nous voilà aujourd'hui. Un bout de chemin s'est écoulé, une histoire s'est écrite, des évènements, des choix, des souvenir se sont inscrits.
La toile de notre vie se tisse à chaque instant, parfois tellement complexe qu'on en oublie qui on EST vraiment...
Souvent, quand je regarde dans les yeux d'un enfant je pense que dans quelques années, il n'existera plus. C'est une impression étrange. La notion d'infinie à l'envers, un truc qui fait mal à la tête. Bientôt, ceux qui le regardent béatement, avec une infinie tendresse, auront détourné leur attention vers un autre angelot. Il oubliera lui-même celui qu'il a été, sa propre source de vie. A cet instant je me dis: "Merde, et moi? Je suis qui au fond?"
Alors je regarde une photo de la petite fille que j'étais et je plonge dedans un long moment. J'essaie de me souvenir... Et j'y arrive. Et tout va mieux parce que tout à coup je ressents une véritable complicité, de l'affection, de la tendresse pour celle que j'avais oublié... Je suis envahie par une vague de douceur: je reviens à la source.
Pour faire ce petit exercice, il vous faut:
- Un coup de blues, un coup de doute, une réflexion philosophique qui a mal tourné, bref un sentiment qui vous colle un peu le bourdon
- Une paire de ciseaux (à bouts ronds uniquement. On ne sait jamais...)
- Un tube de colle (pas de glue. On ne sait jamais non plus...)
- Une feuille cartonnée (de la couleur de votre choix)
- Une photo de vous petit (maxium 10 ans, mais vraiment maximum!)
- Des cigarettes (sans filtre)
Une fois que vous êtes en situation, munissez-vous des ciseaux et découpez une photo de vous dans l'album familial (les meilleures sont toujours dedans). Au pire, cassez un cadre de votre grand-mère et tirez-vous avec le cliché (c'est important, alors on se donne les moyens.)
Collez la photo sur la feuille cartonnée (c'est pour faire joli).
Regardez-la le temps qu'il vous faut pour entrer dans une sorte de transe.
Une fois cet instant crucial passé, allumez-vous une bonne grosse clope et détendez-vous.
Voilà!
16:32 Publié dans Où vais-je? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27 février 2006
Avoir un rêve? Bha oui, un rêve!
Ah... Comme la vie est difficile parfois... Quand on est tout petit, on se dit que les parents ont du bol: quand ils rentrent le soir, ils n'ont pas de devoirs à faire! C'est lamentable, ils sont plus grands et ils n'en foutent pas une ramette, alors que nous, à peine le goûter englouti après une journée à se faire mitrailler par la maîtresse, il faut s'y recoller! Des lignes, des histoires de calculs de litres d'eau dans une baignoire ou de périmètre du champs de Mr Dupont, pouah! Vivement d'être grand et de faire un métier pour être pénard! (perso, c'était pompier "bénévole": j'ai mis du temps à comprendre le concept du bénévolat, mais tout le monde me disait: "Oh! Qu'elle est gentille!" alors je ne me suis pas trop cassée, j'ai continué à dire ça)
Et puis, olala, ça continue (à ce moment là, l'histoire des pompiers est out): "Non, tu ne pars pas en Espagne faire la fête et élever des chèvres avec tes nouveaux amis. Tu passes ton bac d'abord!" Ah! Non mais attend, c'est bon là, c'est ma viiieeee!!! Ils croient quoi eux? (Mais bon, à force d'aller au front, par peur d'une énorme mandale sur le coin de la trogne, on y va, on s'y met, et on apprend ses fiches...)
Bon. Et après? On se dit que finalement les chèvres... peut-être, plus tard, quand sonnera la retraite... Par contre, il faut se lancer. La fac? Aïe... "J'ai le droit de sècher? J'ai vraiment le DROIT de ne pas venir en cours???" (question, je pense, la plus posée en première année de deug) La première année foirée comme il se doit, on se dit qu'il a bien falloir s'y mettre vraiment. "J'aime bien... Ouais, ça j'aime bien, je vais faire ça! C'est parti!"
Chaque année est un nouveau défi à relever. Pas mal, c'est ce qui s'appelle "avoir un but" à court terme (très motivant). Les années passent et un jour, c'est fini. QUOI??? C'est fini??? Déjà? Alors que l'on n'en pouvait plus de ces maudits examens, de ces étapes à franchir, nous voilà seul. SEUL! "Non, pitié! Ne m'abandonnez-pas! Je veux avoir un but qui n'a pas de sens en soi! Faites-moi redoubler! Pitié! Je suis trop jeune pour être un grand!" Trop tard. Clap clap clap, bravo, vous êtes dipômé, maintenant il faut dégager.
Et là... C'est le drame. Certains s'en réjouissent bien sûr: ils vont enfin pouvoir être (pompier bénévole, éleveur de chèvres... bref ils retombent sur leurs pattes), et d'autres se torturent le ciboulot: "Heu... J'aime bien faire ça, mais aussi ça, mais ça pas trop... Je ne sais plus très bien qui je suis là... Je tombe... Allo? Quelqu'un? Ahhhhh..."
C'est quoi le problème? Le problème c'est qu'on a envie d'être heureux! Mais comment faire?
Une gentille voix m'a parlé ce matin: Il faut avoir un rêve et s'y accrocher comme un castor à son arbre! Ca n'a l'air de rien, mais c'est le genre de paroles qui regonflent à bloc... GO!
14:15 Publié dans Où vais-je? | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note




