05 avril 2006
Le Papi
Entretient d'embauche... Premier véritable entretient d'embauche... Gloups!
Nuit qui précède, attroce cauchemar: une petite salle sombre, sans fenêtre, une loupiotte qui éclaire de visage monstrueux d'un DRH fou furieux (version Gestapo), et moi qui baltringue sur ma chaise, incapable de répondre aux questions incohérentes de mon tortionnaire qui sue, qui bave, qui hurle... (Tiens, aurait-il abusé de Feliway?) avec la sensation abominable que je joue ma vie... AAAHHHH!!!
Le lendemain, retour à la réalité (ouf?). Rendez-vous avec la DRH... qui ne s'acharne pas sur moi (pas tout de suite), bien au contraire: elle me laisse seule! Seule face à une série de cases à cocher, un "test de la personnalité". Merde (me dis-je), qu'est ce que c'est qu'ce truc? Si j'avais su... J'aurais certainement préparé un truc génial, je me serais élaborée une personnalité du tonnerre avant de venir.
"C'est un Papi!" De quoi Papi? (ai-je failli baver). "Ah oui, bien sûr, un Papi"... Merde, merde, merde...

Top chrono, c'est parti: quinze minutes pour choisir une réponse pour chacun des 90 couples d'affirmation. La règle est simple, vous devez répondre instinctivement, sans réfléchir, et cocher à chaque fois la proposition qui vous paraît se rapprocher le plus de vous ou, au pire des cas, qui s'en éloigne le moins.
Evidemment, je me dis tout de suite que c'est du gros bidon leur truc (héhéhé). Entre 1) Vous aimez travailler et 2) Vous aimez glander, il faut être super limité pour foirer son test.
Mais je me suis vite rendu compte que le Papi n'est pas si con que ça, les affirmations n'ayant rien avoir les unes avec les autres et se recoupant sans cesse. Exemple: 1) Vous savez travailler dur et 2) Vous savez travailler en groupe. Bon, les deux? Nan! Pas le droit. Alors là, c'est le piège... "Ne vous inquiétez pas, m'a-t-elle lancé, il n'y a pas de mauvaise réponse". Ouais, Ouais, c'est ça...
Du coup, j'ai appliqué la règle, j'ai répondu instinctivement, le principe étant finalement d'établir une hiérarchie des différents facteurs qui composent chaque élément de la personnalité (Dynamisme, organisation , autonomie, sociabilité, orientation et style de travail, contôle émotionnel...) et surtout de terminer le test dans les temps histoire de ne pas passer pour un écolier à qui on arrache sa copie: "Oh non, encore une minute s'il vous plaît madame! Il me reste juste une phrase à finir..." Ca la fout mal quand même.
Bon, résultat: je suis quelqu'un de vraiment hors du commun, avec une personnalité qui vaut le détour, et j'ai eu le droit à un deuxième entretient.
Je vous passe le reste du mic mac. Mais, un conseil (entre nous), si jamais je ne suis pas prise pour ce poste (attachée de presse), sautez sur l'occasion et proposez-moi une offre. J'étudierai toutes vos propositions. (hihi!)
21:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02 avril 2006
Raconter des conneries, et oui!
Je m'auto-décerne une palme de la connerie. Car après avoir pris un peu de recule, je me rends bien compte que j'en dis pas mal (des conneries). Mais ça c'est parce que j'ai une vie intellectuelle très riche. Une sorte de compensation, pour ne pas péter les plombs.
"Clap, clap, clap, clap!!!"
Merci. (Pouet Pouet!)
18:15 Publié dans J'annonce | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Mon chat est un junkie
Cette histoire est inspirée de faits réels.
Vous avez un chat? Il déprime un peu, griffe vos fauteuils, pisse sur vos plantes, perd ses poils, fait de l'anorexie/boulimie, des crises de stress, de conerie, ou je ne sais quoi d'autre encore? Tous les vétérinaires vous le diront: votre raton à poils longs a besoin d'une cure... de défonce!

Feliway: défonce individuelle (spray), ou orgie générale (diffuseur), avec ça votre cat va voir la vie en rose bonbon à poids verts!
Incroyable! Un diffuseur d'hormones du bonheur qui donne au rase-moquette l'impression d'être tout le temps heureux... Une sorte de Prozac sans ordonnance à utiliser à outrance.
Voilà le résultat: Pupilles dilatées, regard dans le vague, perte de poids, hallucinations diverses... Bon, du coup votre baraque n'en prend plus pour son grade: la bonbonnière reste intacte.
Mais attention! Les choses se gâtent lorsque vous décidez de mettre un terme à cette mascarade. Votre chat est devenu un junkie, accro à son produit. Il commence par voler dans votre porte monnaie pour se procurer d'autres dosettes, il échange ses croquettes contre de menus butins, puis il devient carrément agressif lorsque vous décidez de débrancher le diffuseur: c'est la crise! Une bonne torgnole dans la face, la bête est à terre, vous suppliant de mettre un terme à ses souffrances. Il sue, tremble, perd ses dents... C'est Trainspotting à la maison!
C'était encore une bonne histoire à la con, hein?
Allez! Bon dimanche!
17:20 Publié dans Il était une fois... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25 mars 2006
blog ton corps!
Jeudi , comme les Rois mages en Galilé, les blogueurs ont suivi l'étoile de leur communauté... au Sherwood pour la danceflower's party. Fred de Mai nous avait concocté une soirée façon: on bouge son corps sur le rythme endiablé des années 80! Il fallait bien trouver une bonne raison de se retrouver devant un bar et des amuse- bouches: cette fois-ci on a fêter le printemps. Hou!!! L'excuse bidon!
Autant vous dire tout de suite que j'avais préparé ma chorégraphie... Mais arrivée devant la porte, j'ai dû troquer mon costume de scène contre une tenue plus soft (façon wonderwoman, à fond les ballons, derrière un lampadaire). J'ai bien sentie que mes pompes mauves compensées et mon body doré allait jurer au milieu de l'ambiance piano-bar.
Et hop, une bonne bouffée d'oxygène pour se détendre le boul, et c'est parti: je descends au sous-sol à la rencontre de... Et bien en fait, de pas grand monde au départ. Heureusement Vinvin (ouf, merci!) m'a fait un petit signe de la main. Il a dû remarquer à quel point je me sentais à l'aise, toute seule au milieu de la grande pièce!
Quelques discussions/présentations/(vodkas) plus tard, la salle était blindée, et tout le monde avait l'air de bien s'amuser. Entre un verre et une tranche de jambon fumé, chacun y allait de son petit commentaire, attendant impatiemment le tube de Gilbert Montagnier pour se la donner comme il se doit.
Mais attention, c'est alors qu'une charmante damoiselle (la meuf d'Aladin je crois) nous a sèchée sur place: les filles, on remballe... Danse du ventre! C'est un peu dégueulasse, à côté d'elle on avait l'impression d'avoir été fabriqué dans du carton. Alors bon, on en profite, et grisé par le show on se laisse quand même entraîner sur le dancefloor.
Gilbert sous les tropiques à finit par débouler (quel tube, mais quel tube!), suivi des démons de minuit et après... Je ne sais plus trop bien. Mais c'est bon , le contrat est rempli, j'ai fait ma gym pour la semaine.
Aaaahhhh... Aujourd'hui, petite tête dans le bip, mais bien contente de ma petite escapade au coeur de la blogo'sparty.
00:54 Publié dans Blogmania | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11 mars 2006
Une nouvelle femme en moi!
Bha oui, j'en étais sûr, ma croissance n'est pas terminée! A treize ans s'en était fini pour moi les missions shopping avec maman pour remplacer les pantalons trop courts... Le verdict était tombé: je verrai toujours la vie plus bas que mes copines.
Et voilà qu'à vint-cinq ans mon corps me parle à nouveau (et ce n'est pas sale, je sais): j'ai des ampoules aux pieds alors que je marche avec mes pompes habituelles! C'est fou ça!
Mais il ne faut pas que je m'emballe avant de foncer dans les magasins pour remplacer toute ma garde-robe. Je vais la jouer scientifique attitude, calme et réfléchie: mesure tous les matins, une petite trace sur le mur (sans tricher!) et report des résultats sur une courbe.
Mais je commence déjà penser mon nouveau look de nouvelle femme, et j'hésite pas mal...

13:50 Publié dans J'annonce | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07 mars 2006
24h Chrono ou ma perversité devant la télé

"Fais-moi confiance!"; "Ceci n'est pas une option"; "Pour obtenir ces informations, nous n'avons pas le temps d'utiliser d'autres moyens que la force"...
Le décompte, un gage de réalité?
J'en ai déjà parlé précédemment, mais je tiens à revenir une fois encore sur cet élément fondamental de la série: le Temps. Le décompte de ces "24h chrono" qui sous-tend un suspens, parfois à la limite du supportable, ne peut pas être seulement perçu comme un format original, une simple stratégie commerciale, ou encore un cadre narratif ingénieux. Il s'impose aussi comme un résevoir d'adrénaline que l'on injecte directement dans les veines du téléspectateur - désormais à la recherche d'une dose plus forte de sensation - pour assouvir ses pulsions.
Confortablement installé dans son canapé, il s'échappe ainsi dans un univers où la pression dramatique du temps qui passe s'identifie à un gage de réalisme. De réalisme? Oui, sans doute, mais pas de réalité. C'est en fait notre propre perception du réel qui s'en trouve déformé. Cette "bulle" temporelle perturbe inexorablement notre propre identification du "vrai" et pousse nos mécanismes de défense morale dans ses retranchements: le "Sur Moi" retourne au placard le temps d'une diffusion.
La CTU et le désir d'être un autre
A travers le regard porté sur la CTU (cellule anti-terroristes), le téléspectateur accède à un statut social inespéré: à ce moment là à Los Angeles, comme partout ailleurs, la société civile ne connait rien des évènements qu'elle subit face aux attaques des terroristes. Pendant ces 24h, la série permet au téléspectateur de s'extirper de son identité citoyenne tellement commune, de devenir quelques instants un être privilégié qui passe de l'autre côté du mur, de se soustraire à la sois-disante naïveté de l'innocent.
Jack Bauer, le ticket vers l'Enfer
Sorti de l'obscurité des locaux de la CTU, c'est à travers Jack que le téléspectateur continu sa quête de sensations fortes. Au dessus des lois, des protocoles, et dans la saison 4, loin des décisons du gouvernement, Jack Bauer nous permet de dépasser l'Interdit Suprême par procuration. La violence -toujours légitimée- du héros, les scènes de torture insoutenables dirigées par ses "collègues" (le moindre soupçon plane sur vous... Attention, la seringue n'est pas loin, ils ont les moyens de vous faire parler)... Grâce à Jack Bauer, grâce à la série, nous revoilà en plein oedipe, écrasant le "père" (notre Interdit, notre limite éthique et morale) et vivant intensément nos pulsions ("Ca").
Des dialogues creux mais à prioris suffisant, des intrigues sentimentales secondaires mais humanisante,... Il ne nous faut pas grand chose pour adhérer et nous aider à assumer notre propre perversité.
Passifs, toujours devant notre post de télévision, ne devons-nous pas les complices privilégiés de ces tortionnaires?
24h Chrono et mon côté obscure de la force...
(PS: Attention! Je ne suis pas entrain de faire le procès de la série, au contraire. Une série qui joue à ce point avec ses propres limites et celles des téléspectateurs, et qui fonctionne malgré tout, est forcément excellente.)
16:05 Publié dans 24H Chrono | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




