23 avril 2006
Ils l'avaient dit au mois de janvier!
On nous a déréglé le temps ou quoi? (HIHIHI HOHOHO HAHAHA!!!)
Bravo Pat pour cette performance, décidément, tu es vraiment le plus fort!
(Moi je n'ai même pas trempé un petit bout de mon petit doigt de pied...)
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Porque te vas... Porque????
17:50 Publié dans J'aime/j'aime pô | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20 avril 2006
Le ravissement de Lol V. Stein
Roman de Marguerite Duras (1964)...
Une amie m'a prêté ce roman il y a quelques mois (!!!): "Tu verras, c'est génial!"
Cécile, tu dois te demander pourquoi je ne t'ai toujours pas rendu le bouquin? Et bien c'est simple: je n'arrive pas à le lire! Une bien étrange histoire entre moi et ce ravissement... Une guerre dans laquelle je perds chaque bataille.
On m'a bien conseillé de laisser tomber: "Il ne faut jamais se forcer à lire un livre."
Mais ce n'est pas moi qui ne veut pas de lui, c'est lui qui me pousse, me repousse et me nargue inlassablement!
C'est presque devenu une obsession. Je commence ma lecture, posée, calme, curieuse. Les mots s'entrechoquent dans ma tête et c'est la raclée. Rouge colère, je dois le reposer. Mais il reste là, près de moi, et c'est toujours la même promesse: j'en lis un autre et j'y retourne.
Promesse tenue: je l'empoigne à nouveau: "Cette fois mon p'tit père, on va voir ce qu'on va voir!" Et paf! Il me met K.O. une fois encore. Désarmée, je me remets en question... Mais rien.
Dois-je en conclure que je n'aime pas ce livre? Peut-être qu'il est temps. La syntaxe me sort pas les trous de nez, et plus encore maintenant que j'ai lu une dizaine de fois les cinquante premières pages.
Lola, j'aurais aimé connaître ton histoire, mais Marguerite et moi, sur ce coup là, on ne se comprend pas...
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19 avril 2006
Abîme de l'abîmé
Quand on arrive sur terre, on "est" déjà, quelqu'un, une personne à part entière, avec des caractéristiques physiques bien définies, et une personnalité vierge de (presque) toute influence. On EST son propre point de départ dans la vie. Et puis un jour passe, qui devient à son tour le référent de ce que l'on EST. Et puis les semaines, les mois, les années , et nous voilà aujourd'hui. Un bout de chemin s'est écoulé, une histoire s'est écrite, des évènements, des choix, des souvenir se sont inscrits.
La toile de notre vie se tisse à chaque instant, parfois tellement complexe qu'on en oublie qui on EST vraiment...
Souvent, quand je regarde dans les yeux d'un enfant je pense que dans quelques années, il n'existera plus. C'est une impression étrange. La notion d'infinie à l'envers, un truc qui fait mal à la tête. Bientôt, ceux qui le regardent béatement, avec une infinie tendresse, auront détourné leur attention vers un autre angelot. Il oubliera lui-même celui qu'il a été, sa propre source de vie. A cet instant je me dis: "Merde, et moi? Je suis qui au fond?"
Alors je regarde une photo de la petite fille que j'étais et je plonge dedans un long moment. J'essaie de me souvenir... Et j'y arrive. Et tout va mieux parce que tout à coup je ressents une véritable complicité, de l'affection, de la tendresse pour celle que j'avais oublié... Je suis envahie par une vague de douceur: je reviens à la source.
Pour faire ce petit exercice, il vous faut:
- Un coup de blues, un coup de doute, une réflexion philosophique qui a mal tourné, bref un sentiment qui vous colle un peu le bourdon
- Une paire de ciseaux (à bouts ronds uniquement. On ne sait jamais...)
- Un tube de colle (pas de glue. On ne sait jamais non plus...)
- Une feuille cartonnée (de la couleur de votre choix)
- Une photo de vous petit (maxium 10 ans, mais vraiment maximum!)
- Des cigarettes (sans filtre)
Une fois que vous êtes en situation, munissez-vous des ciseaux et découpez une photo de vous dans l'album familial (les meilleures sont toujours dedans). Au pire, cassez un cadre de votre grand-mère et tirez-vous avec le cliché (c'est important, alors on se donne les moyens.)
Collez la photo sur la feuille cartonnée (c'est pour faire joli).
Regardez-la le temps qu'il vous faut pour entrer dans une sorte de transe.
Une fois cet instant crucial passé, allumez-vous une bonne grosse clope et détendez-vous.
Voilà!
16:32 Publié dans Où vais-je? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18 avril 2006
Chasseurs de têtes
"Cadre supérieur au chômage, Jérôme Carceville affronte les premiers entretients proposés par l'un des plus prestigieux cabinets de recrutement. Une batterie de tests, quelques pièges hardiment déjoués et il est selectionné pour l'épreuve finale: un jeu de rôle. Apparemment. Car c'est une machine infernale qui est lancée et la chasse aux talents se mue en ..."
Je ne dis pas en quoi, ça m'énerve la quatrième de couverture qui résume TOUT le bouquin. Oui, parce que je viens de recopier sagement la quatrième de couverture du bouquin en question.(Ca aurait été le pompon que je recopie celle d'un autre.)
Le hasard faisant ses petites affaires, la mienne a plutôt bien tourné: posé négligemment sur le bord d'une table, je me suis emparée de l'objet pour l'emporter à la campagne, et me délecter devant un bon feu de cheminée. Trois bûchettes après la première page tournée, j'y étais (à fond!): dans la peau de Jérôme Carceville, transportée dans un (presque) huit clos aussi savoureux que mes oeufs de Pâques. Résultat: à force de ne pas décoller mon nez de ce thriller des "ressources humaines" (encore copié!), j'en ai oublié le feu qui m'a littéralement cuite sur place.
Un dernier commentaire? L'auteur, Michel Crespy est sociologue. C'est marrant, ça ne m'étonne pas. Merci Chelmi, il est bien ton bouquin!
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12 avril 2006
Lunar Park
La lecture du dernier livre de Bret Easton Ellis - Lunar Park - ne me laisse pas indemne. Une fois encore, je n'ai pas goûté au plat savoureux qui s'est offert à moi, j'ai plongé dans la marmite, plouf... et bu la tasse à chaque page.
Je ne vais pas revenir sur la polémique sucitée lors de la publiction de l'ouvrage - la part autobiographique, Who is Bret? Bret! - parce que cela m'importe bien peu finalement. Je me fiche pas mal de connaître le véritable état mental de monsieur Ellis, ou de savoir si son ambiguité fait uniquement office de parade promotionnelle.
Ce que je peux vous dire par contre, c'est que plus je progressais dans ma lecture, plus je m'enfonçais dans le rêve de Bret - peu importe lequel - et plus à l'unisson son cauchemar devenait le mien. Et pourtant, rien ne pouvait laisser entendre que j'arriverai à me glisser si bien dans la tête de ce personnage lointain. Bret m'a torturé en Enfer, et je n'en reviens pas d'avoir à ce point envie d'y retourner.
Lunar Park se glisse sous ma peau et m'électrise. Et si mes monstres revenaient eux aussi? Cruel Ellis, il est temps de regarder sous mon lit...
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