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30 avril 2006

Coup de Folie... Privée

Folie, c'est fini... Vous pouvez mettre les brins de muguet au chiottes. La fête est annulée.

A la cool

Aujourd'hui, c'est dimanche. On se dit souvent que l'on peut se mettre la tête à l'envers puisque "on fera la grasse mat' dimanche". Ce n'est pas faux. Par contre, arrivé vers 18h, ça commence à baltringuer un peu.

Ca me rappelle mes années école-collège-lycée: une grosse boule dans le ventre en fin d'après-midi qui annonce le retour maudit du satané lundi. Les devoirs à terminer, le cartable à préparer, les contrôles à faire signer (et en option les remontrances à supporter), bref, une soirée qui colle le bourdon. Une semaine à passer pour retrouver le plaisir du week-end... Pfff.

Mais, à l'annonce du 1er Mai tout est différent! On fait un pied-de-nez au cafard du dimanche soir et on exulte: on se réveille la tête dans le boul, et... Ouais! Pas de pression! Lundi chômé = deux dimanche à savourer. Yeah!
Et tout ça grâce à qui? Petit crochet historique:

On peut dire merci aux syndicats ricains qui, le 1er Mai 1886, ont lancé un mouvement revendicatif pour la journée de huit heures. Mouvement qui se poursuit le 4 Mai, dans une ambiance un peu hostile. Bilan: une dizaine de morts.

On peut ensuite coller une bise aux révolutionnaires français. Grâce à eux, le 20 Juin 1889, on a fêté le centenaire de la Révolution française et, coup de bol, c'est à cette date que le congrès de la II internationale socialiste décide de faire du 1er Mai un jour de lutte à travers le monde ayant aussi pour objectif la journée de huit heures. Du coup, ils choisissent de marquer le 1er Mai sous le signe de la glandouille en mémoire du mouvement ricain.

En résumé: Des milliers de français guillotinés + des ouvriers ricains sacrifiés = un bouquet de muguet et un bon oreiller.

On a rien sans rien...? C'est de très mauvais goût Luciole!

Enfin, tout ça pour dire que ce soir, au lieu d'avoir le cafard, on peut aller prendre l'apéro quelque part!

29 avril 2006

Si j'étais riche...

Ahahah!!! Après le 20/20's blog, après Bonjour America, Cyrille, Mister Vinvin, non, Maître Alexander Vivinovitch, ou non heu Gribouille - tu vas nous rendre complètement schyzos! - nous entraîne dans des frasques encore plus dangereuses: le monde extraordinnaire d'eBay!

Quel est le rapport? QUEL EST LE RAPPORT? Vous n'avez donc pas visionné le 20è et dernier épisode de B.A. (avec l'accent: entendez bien [bi-ê])? ... Pas de bol.
Vinvin, bien à fond de calle, a créé sous nos yeux (éberlués) une oeuvre d'art digne de ce nom: Vaginalgebra. Jusque là, tout va bien. Il ne vous a pas encore complètement embarqué dans son tourbillon de "pouet pouet!!!". Mais attention, la toile est désormais en vente sur eBay, et c'est là que commence le circuit infernal...

eBay... Voilà mon histoire personnelle dont je vais vous faire part en guise de témoignage. Fermez les yeux, vous êtes chez J.L. Delarue et je me discute:

J'avais souvent entendu parler de ce site. Comme ça, à droite/à gauche, comme on dit. Parfois quelques uns de mes amis se vantaient de leurs merveilleuses trouvailles, d'autres me racontait comment ils allaient devenir riches en se débarrassant de leur mobilier, etc...

Et puis un jour, besoin d'un canap. Comme j'aime bien cliquer, je me suis dit que c'était l'occasion d'aller regarder ce que les internautes avaient à proposer sur le site. Evidemment, une avalanche de canapés défilent sur mon écran. Et là, le drame commence. J'en selectionne plusieurs. Non pas qu'ils me plaisent vraiment, je choisis plutôt ceux que qui me déplaisent le moins. Et puis, au bout d'un moment, je ne sais pas, j'y vais, je propose une enchère... Oulala, grand moment d'émotion.
Bim! Deux secondes après un enfoiré à mis plus que moi. Ca m'énerve un peu cette réactivité excessive, alors je décide à mon tour de le bâcher: plus! Mais le bougre continue, il me provoque, il gonfle la cagnotte. Ok, pas de problème coco, à mon tour! Et ainsi de suite pendant un bon bout de temps. Que s'est-il passé? C'est simple, j'ai divagué. Novice en la matière, j'ai cru joué à un nouveau jeu Playstation, j'étais en pleine partie, prête à tout donner pour battre l'adversaire! Effectivement, mêmes symptômes que devant la console: yeux exhorbités, petite suée, mains crispées et presque en crise de tachycardie. Sauf que là, je n'étais pas du tout à mon affaire. Forcément, j'étais sur eBay...
Heureusement, un ange gardien est passé par là et, après un rapide coup d'oeil passé par dessus mon épaule, m'a demandé ce que je foutais (bordel de merde) à absolument vouloir claquer du pognon pour un canapé dégueu qu'il fallait aller chercher à Rennes?! Heu... Sensation étrange. Je... Je... (J'avais envie de jouer?...)

Evidemment, mon ennemi a stoppé les enchères et je suis la dernière sur le coup. L'angoisse. Je ne veux pas de ce canapé! Je ne veux pas de ce canapé! Je ne veux pas de ce canapé! Bon, l'histoire se finit bien, un habitué du rayon est venu claquer un euro de plus à la dernière minute des enchères et m'a sauvé d'une situation ridicule.

Tout ça pour dire que oui, je suis peut-être un peu conne, mais surtout eBay c'est un peu dangerous. Alors imaginez avec une oeuvre d'art vivinesque en jeu?! Il va y avoir des pétages de pombs, c'est certain. Qui va se retrouver chez lui avec un énorme vagin (certes,politiquement et philosophiquement engagé) a coller sur son mur??? Qui?

Alors pour répondre à la question, si j'étais riche, je me ferais sûrement des parties endiablées de eBay où je cartonnerais tout le monde en proposant 500 euros pour un arrosoir en plastique! Ouais! Adrénaline assurée!

26 avril 2006

Street Fighter

On le sait déjà, entre les gros lourds:"Vous êtes charmante mademoiselle" ("charmante" étant devenu leur adjectif qualificatif favori ces derniers temps) et les pervers (qui eux ne disent rien, mais c'est pire), les filles ont souvent de quoi l'avoir mauvaise lorsqu'elles se balladent dans les rues parisiennes. Qui n'a pas n'a pas déjà fulminé en rentrant du taf, lessivée par une journée de m., dix sacs de courses à la main et trois quarts d'heure de transport dans les bottes, lorsqu'un sombre type s'est approché mécaniquement (vous êtes la trente-cinquième de la journée) avec une moue de pseudo prince charmant en vous susurant les mots doux dignent d'un poème de personne: "Vous êtes char..." MAIS TA GUEULE!!! Ferme ta grande bouche et lâche moi tête de cul!!! ... Non. Vous prenez un peu sur vous histoire de ne pas craquer si près du but, si près du canapé. Vous serrez la machoire à vous faire péter les mollaires, lâchez un regard de lionne furax, et rentrez chez vous en pensant que, vraiment, le prochain vous le lynchez.

Les gros lourds, c'est vraiment relou. Mais il y a pire! Il y a ceux qui jouent à "chat-cul" dans le métro, lorsque la rame est blindée et que vous n'avez même pas la place de vous retourner (sans arracher l'oeil d'un voisin).
Vous sentez des doigts glisser une fois sur un bout de vos fesses... Une fausse manoeuvre. Deux fois! Bon. Les secousses du train? Trois fois!! Puis quatre, et les bouts de doigt se sont transformés en un espèce de frotti-frotta attroce en quelques secondes! AAAHHHH!!! La tête qui tourne, envie de vomir, l'impression d'être un morceau de bidoche, et le reste... Vous sortez dépitée, attristée, dégoûtée, et lui (un peu rouge après le face à face) se barre tranquillement en sifflottant. "Il fallait lui péter la gueule! Hurler!" Pas si simple. Ca va vite, vous avez d'abord peur de vous tromper sur les attentions du pourri, et puis après c'est déjà trop tard. Il est parti et vous avez la gorge sèche.

Alors, quand j'aurai fini mon entrainement avec Chun-Li, je ne vais pas me gêner. Mes fantasmes de cassage de gueule en règle deviendront réalité. Ce sera un "K.O. Congratulations!"

Wesh! Wesh! ... (En attendant, je mange du chocolat en écrivant mon post.)

23 avril 2006

Ils l'avaient dit au mois de janvier!

On nous a déréglé le temps ou quoi? (HIHIHI HOHOHO HAHAHA!!!)



Bravo Pat pour cette performance, décidément, tu es vraiment le plus fort!

(Moi je n'ai même pas trempé un petit bout de mon petit doigt de pied...)

Porque te vas... Porque????


podcast


La B.O de mon dimanche après-midi dans le film de ma vie!

Un véritable attachement pour cette chanson... A chaque fois j'ai l'impression qu'elle me fait un câlin!(Oui, je sais:???)

(Cam, je pense toujours à toi quand je l'écoute... Et à ton pipeau qui n'en a eu que pour elle!)

20 avril 2006

Le ravissement de Lol V. Stein

Roman de Marguerite Duras (1964)...

Une amie m'a prêté ce roman il y a quelques mois (!!!): "Tu verras, c'est génial!"

Cécile, tu dois te demander pourquoi je ne t'ai toujours pas rendu le bouquin? Et bien c'est simple: je n'arrive pas à le lire! Une bien étrange histoire entre moi et ce ravissement... Une guerre dans laquelle je perds chaque bataille.
On m'a bien conseillé de laisser tomber: "Il ne faut jamais se forcer à lire un livre."
Mais ce n'est pas moi qui ne veut pas de lui, c'est lui qui me pousse, me repousse et me nargue inlassablement!

C'est presque devenu une obsession. Je commence ma lecture, posée, calme, curieuse. Les mots s'entrechoquent dans ma tête et c'est la raclée. Rouge colère, je dois le reposer. Mais il reste là, près de moi, et c'est toujours la même promesse: j'en lis un autre et j'y retourne.
Promesse tenue: je l'empoigne à nouveau: "Cette fois mon p'tit père, on va voir ce qu'on va voir!" Et paf! Il me met K.O. une fois encore. Désarmée, je me remets en question... Mais rien.

Dois-je en conclure que je n'aime pas ce livre? Peut-être qu'il est temps. La syntaxe me sort pas les trous de nez, et plus encore maintenant que j'ai lu une dizaine de fois les cinquante premières pages.

Lola, j'aurais aimé connaître ton histoire, mais Marguerite et moi, sur ce coup là, on ne se comprend pas...

19 avril 2006

Abîme de l'abîmé

Quand on arrive sur terre, on "est" déjà, quelqu'un, une personne à part entière, avec des caractéristiques physiques bien définies, et une personnalité vierge de (presque) toute influence. On EST son propre point de départ dans la vie. Et puis un jour passe, qui devient à son tour le référent de ce que l'on EST. Et puis les semaines, les mois, les années , et nous voilà aujourd'hui. Un bout de chemin s'est écoulé, une histoire s'est écrite, des évènements, des choix, des souvenir se sont inscrits.
La toile de notre vie se tisse à chaque instant, parfois tellement complexe qu'on en oublie qui on EST vraiment...

Souvent, quand je regarde dans les yeux d'un enfant je pense que dans quelques années, il n'existera plus. C'est une impression étrange. La notion d'infinie à l'envers, un truc qui fait mal à la tête. Bientôt, ceux qui le regardent béatement, avec une infinie tendresse, auront détourné leur attention vers un autre angelot. Il oubliera lui-même celui qu'il a été, sa propre source de vie. A cet instant je me dis: "Merde, et moi? Je suis qui au fond?"

Alors je regarde une photo de la petite fille que j'étais et je plonge dedans un long moment. J'essaie de me souvenir... Et j'y arrive. Et tout va mieux parce que tout à coup je ressents une véritable complicité, de l'affection, de la tendresse pour celle que j'avais oublié... Je suis envahie par une vague de douceur: je reviens à la source.

Pour faire ce petit exercice, il vous faut:

- Un coup de blues, un coup de doute, une réflexion philosophique qui a mal tourné, bref un sentiment qui vous colle un peu le bourdon
- Une paire de ciseaux (à bouts ronds uniquement. On ne sait jamais...)
- Un tube de colle (pas de glue. On ne sait jamais non plus...)
- Une feuille cartonnée (de la couleur de votre choix)
- Une photo de vous petit (maxium 10 ans, mais vraiment maximum!)
- Des cigarettes (sans filtre)

Une fois que vous êtes en situation, munissez-vous des ciseaux et découpez une photo de vous dans l'album familial (les meilleures sont toujours dedans). Au pire, cassez un cadre de votre grand-mère et tirez-vous avec le cliché (c'est important, alors on se donne les moyens.)
Collez la photo sur la feuille cartonnée (c'est pour faire joli).
Regardez-la le temps qu'il vous faut pour entrer dans une sorte de transe.
Une fois cet instant crucial passé, allumez-vous une bonne grosse clope et détendez-vous.

Voilà!

18 avril 2006

Chasseurs de têtes

"Cadre supérieur au chômage, Jérôme Carceville affronte les premiers entretients proposés par l'un des plus prestigieux cabinets de recrutement. Une batterie de tests, quelques pièges hardiment déjoués et il est selectionné pour l'épreuve finale: un jeu de rôle. Apparemment. Car c'est une machine infernale qui est lancée et la chasse aux talents se mue en ..."
Je ne dis pas en quoi, ça m'énerve la quatrième de couverture qui résume TOUT le bouquin. Oui, parce que je viens de recopier sagement la quatrième de couverture du bouquin en question.(Ca aurait été le pompon que je recopie celle d'un autre.)

Le hasard faisant ses petites affaires, la mienne a plutôt bien tourné: posé négligemment sur le bord d'une table, je me suis emparée de l'objet pour l'emporter à la campagne, et me délecter devant un bon feu de cheminée. Trois bûchettes après la première page tournée, j'y étais (à fond!): dans la peau de Jérôme Carceville, transportée dans un (presque) huit clos aussi savoureux que mes oeufs de Pâques. Résultat: à force de ne pas décoller mon nez de ce thriller des "ressources humaines" (encore copié!), j'en ai oublié le feu qui m'a littéralement cuite sur place.

Un dernier commentaire? L'auteur, Michel Crespy est sociologue. C'est marrant, ça ne m'étonne pas. Merci Chelmi, il est bien ton bouquin!

12 avril 2006

Lunar Park

La lecture du dernier livre de Bret Easton Ellis - Lunar Park - ne me laisse pas indemne. Une fois encore, je n'ai pas goûté au plat savoureux qui s'est offert à moi, j'ai plongé dans la marmite, plouf... et bu la tasse à chaque page.

Je ne vais pas revenir sur la polémique sucitée lors de la publiction de l'ouvrage - la part autobiographique, Who is Bret? Bret! - parce que cela m'importe bien peu finalement. Je me fiche pas mal de connaître le véritable état mental de monsieur Ellis, ou de savoir si son ambiguité fait uniquement office de parade promotionnelle.

Ce que je peux vous dire par contre, c'est que plus je progressais dans ma lecture, plus je m'enfonçais dans le rêve de Bret - peu importe lequel - et plus à l'unisson son cauchemar devenait le mien. Et pourtant, rien ne pouvait laisser entendre que j'arriverai à me glisser si bien dans la tête de ce personnage lointain. Bret m'a torturé en Enfer, et je n'en reviens pas d'avoir à ce point envie d'y retourner.

Lunar Park se glisse sous ma peau et m'électrise. Et si mes monstres revenaient eux aussi? Cruel Ellis, il est temps de regarder sous mon lit...

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