12 avril 2006
Lunar Park
La lecture du dernier livre de Bret Easton Ellis - Lunar Park - ne me laisse pas indemne. Une fois encore, je n'ai pas goûté au plat savoureux qui s'est offert à moi, j'ai plongé dans la marmite, plouf... et bu la tasse à chaque page.
Je ne vais pas revenir sur la polémique sucitée lors de la publiction de l'ouvrage - la part autobiographique, Who is Bret? Bret! - parce que cela m'importe bien peu finalement. Je me fiche pas mal de connaître le véritable état mental de monsieur Ellis, ou de savoir si son ambiguité fait uniquement office de parade promotionnelle.
Ce que je peux vous dire par contre, c'est que plus je progressais dans ma lecture, plus je m'enfonçais dans le rêve de Bret - peu importe lequel - et plus à l'unisson son cauchemar devenait le mien. Et pourtant, rien ne pouvait laisser entendre que j'arriverai à me glisser si bien dans la tête de ce personnage lointain. Bret m'a torturé en Enfer, et je n'en reviens pas d'avoir à ce point envie d'y retourner.
Lunar Park se glisse sous ma peau et m'électrise. Et si mes monstres revenaient eux aussi? Cruel Ellis, il est temps de regarder sous mon lit...
16:50 Publié dans J'aime/j'aime pô | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





Commentaires
C'est marrant, je suis justement en train de le lire et c'est vrai que pour le moment, je ne suis pas déçu non plus.
Ecrit par : remballe92 | 12 avril 2006
Ah ! Ce livre m'a retourné ! J'ai rarement été aussi touché par un bouquin. Je me suis rarement autant plongé dans une histoire. Il m'a même fait pleurer de vraies larmes qui mouillent (pour une obscure histoire de relations père/fils désastreuses). Il m'a même lancé dans une frénésie littéraire pendant deux mois...
Je devrais peut-être m'y remettre d'ailleurs...
Ecrit par : Tann | 12 avril 2006
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