« 2006-02 | Page d'accueil | 2006-04 »

25 mars 2006

blog ton corps!

Jeudi , comme les Rois mages en Galilé, les blogueurs ont suivi l'étoile de leur communauté... au Sherwood pour la danceflower's party. Fred de Mai nous avait concocté une soirée façon: on bouge son corps sur le rythme endiablé des années 80! Il fallait bien trouver une bonne raison de se retrouver devant un bar et des amuse- bouches: cette fois-ci on a fêter le printemps. Hou!!! L'excuse bidon!

Autant vous dire tout de suite que j'avais préparé ma chorégraphie... Mais arrivée devant la porte, j'ai dû troquer mon costume de scène contre une tenue plus soft (façon wonderwoman, à fond les ballons, derrière un lampadaire). J'ai bien sentie que mes pompes mauves compensées et mon body doré allait jurer au milieu de l'ambiance piano-bar.

Et hop, une bonne bouffée d'oxygène pour se détendre le boul, et c'est parti: je descends au sous-sol à la rencontre de... Et bien en fait, de pas grand monde au départ. Heureusement Vinvin (ouf, merci!) m'a fait un petit signe de la main. Il a dû remarquer à quel point je me sentais à l'aise, toute seule au milieu de la grande pièce!

Quelques discussions/présentations/(vodkas) plus tard, la salle était blindée, et tout le monde avait l'air de bien s'amuser. Entre un verre et une tranche de jambon fumé, chacun y allait de son petit commentaire, attendant impatiemment le tube de Gilbert Montagnier pour se la donner comme il se doit.

Mais attention, c'est alors qu'une charmante damoiselle (la meuf d'Aladin je crois) nous a sèchée sur place: les filles, on remballe... Danse du ventre! C'est un peu dégueulasse, à côté d'elle on avait l'impression d'avoir été fabriqué dans du carton. Alors bon, on en profite, et grisé par le show on se laisse quand même entraîner sur le dancefloor.

Gilbert sous les tropiques à finit par débouler (quel tube, mais quel tube!), suivi des démons de minuit et après... Je ne sais plus trop bien. Mais c'est bon , le contrat est rempli, j'ai fait ma gym pour la semaine.

Aaaahhhh... Aujourd'hui, petite tête dans le bip, mais bien contente de ma petite escapade au coeur de la blogo'sparty.

11 mars 2006

Une nouvelle femme en moi!

Bha oui, j'en étais sûr, ma croissance n'est pas terminée! A treize ans s'en était fini pour moi les missions shopping avec maman pour remplacer les pantalons trop courts... Le verdict était tombé: je verrai toujours la vie plus bas que mes copines.

Et voilà qu'à vint-cinq ans mon corps me parle à nouveau (et ce n'est pas sale, je sais): j'ai des ampoules aux pieds alors que je marche avec mes pompes habituelles! C'est fou ça!
Mais il ne faut pas que je m'emballe avant de foncer dans les magasins pour remplacer toute ma garde-robe. Je vais la jouer scientifique attitude, calme et réfléchie: mesure tous les matins, une petite trace sur le mur (sans tricher!) et report des résultats sur une courbe.

Mais je commence déjà penser mon nouveau look de nouvelle femme, et j'hésite pas mal...

07 mars 2006

24h Chrono ou ma perversité devant la télé


"Fais-moi confiance!"; "Ceci n'est pas une option"; "Pour obtenir ces informations, nous n'avons pas le temps d'utiliser d'autres moyens que la force"...

Le décompte, un gage de réalité?
J'en ai déjà parlé précédemment, mais je tiens à revenir une fois encore sur cet élément fondamental de la série: le Temps. Le décompte de ces "24h chrono" qui sous-tend un suspens, parfois à la limite du supportable, ne peut pas être seulement perçu comme un format original, une simple stratégie commerciale, ou encore un cadre narratif ingénieux. Il s'impose aussi comme un résevoir d'adrénaline que l'on injecte directement dans les veines du téléspectateur - désormais à la recherche d'une dose plus forte de sensation - pour assouvir ses pulsions.
Confortablement installé dans son canapé, il s'échappe ainsi dans un univers où la pression dramatique du temps qui passe s'identifie à un gage de réalisme. De réalisme? Oui, sans doute, mais pas de réalité. C'est en fait notre propre perception du réel qui s'en trouve déformé. Cette "bulle" temporelle perturbe inexorablement notre propre identification du "vrai" et pousse nos mécanismes de défense morale dans ses retranchements: le "Sur Moi" retourne au placard le temps d'une diffusion.

La CTU et le désir d'être un autre
A travers le regard porté sur la CTU (cellule anti-terroristes), le téléspectateur accède à un statut social inespéré: à ce moment là à Los Angeles, comme partout ailleurs, la société civile ne connait rien des évènements qu'elle subit face aux attaques des terroristes. Pendant ces 24h, la série permet au téléspectateur de s'extirper de son identité citoyenne tellement commune, de devenir quelques instants un être privilégié qui passe de l'autre côté du mur, de se soustraire à la sois-disante naïveté de l'innocent.

Jack Bauer, le ticket vers l'Enfer
Sorti de l'obscurité des locaux de la CTU, c'est à travers Jack que le téléspectateur continu sa quête de sensations fortes. Au dessus des lois, des protocoles, et dans la saison 4, loin des décisons du gouvernement, Jack Bauer nous permet de dépasser l'Interdit Suprême par procuration. La violence -toujours légitimée- du héros, les scènes de torture insoutenables dirigées par ses "collègues" (le moindre soupçon plane sur vous... Attention, la seringue n'est pas loin, ils ont les moyens de vous faire parler)... Grâce à Jack Bauer, grâce à la série, nous revoilà en plein oedipe, écrasant le "père" (notre Interdit, notre limite éthique et morale) et vivant intensément nos pulsions ("Ca").
Des dialogues creux mais à prioris suffisant, des intrigues sentimentales secondaires mais humanisante,... Il ne nous faut pas grand chose pour adhérer et nous aider à assumer notre propre perversité.
Passifs, toujours devant notre post de télévision, ne devons-nous pas les complices privilégiés de ces tortionnaires?

24h Chrono et mon côté obscure de la force...

(PS: Attention! Je ne suis pas entrain de faire le procès de la série, au contraire. Une série qui joue à ce point avec ses propres limites et celles des téléspectateurs, et qui fonctionne malgré tout, est forcément excellente.)

06 mars 2006

Appel général! Je suis bientôt sans abri!


Amis blogueurs;
ça yest, c'est confirmé,changement de situation: je cherche un appart, une colocation, bref un plan pour fin mars/début avril.

Faites tourner l'info et contactez-moi si vous pensez à quelque chose!

05 mars 2006

Dark Crystal... Dark



J'ai souvent resongé à ce film parce qu'il a définitivement marqué mon imaginaire et donné un visage à mes angoisses enfantines. J'avais six ans lorsque je l'ai vu, et ce fut certainement un de mes premiers chocs cinématographiques. Pendant des années l'atmosphère de cet univers fantastique m'a pesé et ses marionnettes étranges ont hanté bon nombre de mes cauchemars. (Je peux vous dire qu'après ça, ce n'était pas un cadeau d'aller voir un spectacle de marionnettes avec mamie... "Non! Pas ça! Je préfère qu'on reste à la maison et qu'on s'ennuie gentillement!")

Les images se sont peu à peu effacées de ma mémoire, mais la sensation de malaise intense est restée. Je ne l'ai jamais revu depuis, pourtant je me suis souvent demandé quel effet il aurait sur moi presque vingt ans après. Finalemant, je crois que j'appréhende encore de réactiver cette peur du "Noir" Cristal...

(Non, je ne suis pas une lopette..)

02 mars 2006

Pourquoi Jack est-il aussi méchant?

J'annonce:
Cette année: Mémoire sur 24H Chrono (c'est sérieux hein! N'allez pas croire que c'est de la fumisterie!)
Problèmatique: La stratégie idéologique dans 24H Chrono (lecture sociale et politique)
Corpus: Saison 4 (qui rend complètement hystéro)



(Famille Araz = famille terroriste
Heller (celui qui hurle après son fils) = Secrétaire de la Défense des Etats-Unis
Richard Heller = fils rebelle de Heller
Sherek (celui qui se prend une balle dans le genoux) = un des terroristes grillé par la CTU)

Ce petit montage (tout petit...) met en évidence un des thèmes que je vais aborder dans mon étude. Pourquoi Jack est-il aussi méchant? - Comment Jack peut-il se permettre d'être aussi méchant?- devrais-je dire.
La série s'étoffe de saison en saison, et avec elle la violence du héros.

Le premier épisode de chaque saison pose les bases matérielles de la série en déroulant son assemblage: une menace terroriste, une instance politique qui fait pression sur la CTU de Los Angeles (cellule anti-terroristes), qui elle-même ne peut s'en remettre qu'à un seul homme, Jack B.
Dans la Cité des Anges, un seul élu porte sur ses épaules le poids d'un monde proche de l'Apocalypse. En fond narratif, comme un personnage à part entière, le temps défile, tic tac tic tac, le décompte pousse à bout de nerfs des millions de téléspectateurs. Alors, c'est dans les bas-fonds infernaux de la CTU que Jack le stratège doit faire preuve d'efficacité: la torture pour faire parler, la torture pour éviter la mort des innocents, la torture parce qu'il n'y a plus d'autre alternative dans une bulle temporelle prête à exploser.

Dans 24h Chrono, loin d'être une apologie des Etats-Unis, on a créé un monstre qu'il nous faut pourtant aduler. Lorsque Jack Bauer, le regard bouffé par la colère, devient un tortionnaire, on s'incline devant tant de "courage"... Le courage de tout sacrifier pour nous sauver.
Oui, tant de courage, car tout est fait en amont pour que cette violence extrême soit perpétuellement légitimée par des discours qui semblent suffisant pour rétablir l'équilibre... Et nous y voilà donc, à accepter l'inacceptable, et à en redemander encore, et encore, et encore, accro à la seule chose qui nous tient vraiment dans la série: l'adrénaline.

(Soyez indulgents... C'est mon tout premier montage vidéo...)

La girafe magique!



Mon pote Bastien ne va très fort en ce moment. Il est malade. Du haut de ses deux mois, Bastien a quand même envie de ronchonner et de faire savoir à tout l'immeuble que son bien-être est perturbé... Alors Bastien hurle à la mort! Comme je le comprends... Mais comme ça me fait mal à la tête! OUIN OUIN OUIN OUIN!!!!!! (Allez comprendre...)

J'ai tout essayé: les bisous, les câlinous, les chansons, les tétines (slurp), les biberons... Mais rien, rien n'y fait, et Bastien s'époumonne jusqu'à devenir rouge écarlate et manquer de s'étouffé. Quelle solution? (me jeter par la fenêtre?)

Et tout à coup, dans un coin du berceau, la petite girafe (celle que tout le monde à un jour enfourné dans sa bouche pour se faire les dents) me fait un signe: couine couine!

Couine couine? Ok!

Je m'empare du petit bout de plastique et j'agite l'animal devant le yeux ronds de l'angelot (du tyran? Non, c'est dégueulasse de dire ça). Oui! Il sourit! Il a tout à coup cessé de pleurer, et le visage trempé de larmes il en redemande: couine couine fait le girafe.

Tout va mieux. Mon pote Bastien est content et mon mal de crâne s'atténu. Mais, sacrilège, au bout de quelques minutes je pose la couineuse (qui commence à son tour à me fatiguer) et la crise reprend là où elle s'était arrêtée: OUIN OUIN OUIN!!!!!!

Un bon plan la girafe magique? Pas mal, si on aime bien rester le bras tendu en l'air toute la journée et écouter le même bruit en boucle (très simpliste comme sample)... Du coup, j'ai des courbatures dans les doigts.

La girafe, j'aime bien ou j'aime pô? J'aime... plus.

01 mars 2006

Madame RATP

"Qu'est-ce qu'on est bien quand on est deux! Lalalalala!" Mais qu'est-ce qu'on est mal quand on est soixante quinze, compressés, à la limite de la suffocation, dans une rame de métro...

Invalide, Quai Ligne 13
Tout va bien. Je suis à l'heure et même un peu en avance. Je n'ai plus qu'à m'engouffrer dans le prochain métro et somnoler jusqu'à destination.

J'ai à peine le temps de me dire que tout va bien, que tout va mal. D'un coup d'un seul, les voyageurs sont arrivés en masse sur le quai. Et le métro arrive... Les portes s'ouvrent, c'est la cohue, les gens se rentrent dedans, se poussent, espérant trouver un siège libre pour terminer sa nuit. Mais, ça ne se passe pas comme ça sur la ligne 13! On se tient bien sinon... Sinon la conductrice RATP se met à hurler (quand je dis hurler, c'est hurler) dans son micro: "ON LAISSE SORTIR LES GENS AVANT DE RENTRER!!! MERCI!!!" Wouaou! Ca réveille!

La plupart d'entre nous finit par se hisser à l'intérieur, mais certain sont en reste et stagnent devant la porte, c'est la dure loi de la jungle parisienne. Le visage collé à la vitre on attend la prochaine bouffée d'air (pas pur). Mais la conductrice, elle, n'en a pas finit. Ca lui a bien plus de parler dans son micro alors elle continue (et ne s'arrête plus): "ATTENTION AU DEPART","ACCROCHEZ-VOUS BIEN", "ATTENTION AUX MOUVEMENTS DU TRAIN" (?), "VOUS ETES SUR LA LIGNE 13! SUR LA LIGNE 13!" (???), "VOUS ETES A QUAI! DESCENDEZ DOUCEMENT! DOUCEMENT!" (!!!) Je crois que tout le monde alors pense la même chose: la conductrice est foldingo, mais ça ne fait rire personne... plus les sations passent, plus l'ambiance se dégrade dans le wagon.

"Non mais ça va pas bien oh?!", "Pour qui vous vous prenez?" (pour le chef?), "Vous n'allez quand même pas commencer à faire chier le monde dès le matin!?", "Il faut se calmer!", "On vous a causé à vous??!", "Mais je suis libre, je dis ce que je veux!" (certainement un philosophe)... Et par dessus, madame RATP ne se lasse pas de poursuivre en boucle: "ON ARRIVE A LA STATION LA FOURCHE! N'OUBLIEZ PAS DE DESCENDRE SI VOUS CHANGEZ DE DIRECTION!", "FAITES ATTENTION A LA FERMETURE DES PORTES, CA PEUT FAIRE MAL!"... (En fait, je me demande si elle est vraiement folle ou si elle a décidé de faire un show pour détourner notre attention afin d'éviter une baston générale.)

Ca y est! C'est fini! Je suis sortie de cet enfer urbain...

... Pour retrouver mon nouveau pote Bastien (qui m'aide à faire mon mémoire deux jours par semaine en ce moment):

Toutes les notes